Villa L Oletta

Lieu : Oletta (2B)

Programme : Réalisation d'une villa et son annexe

Maîtrise d’Ouvrage : Privée

Maîtrise d’Oeuvre : Buzzo Spinelli Architecture

Surface : SDP 171 m2

Coût : NC

Calendrier : 2011-2012

Photographies : Buzzo Spinelli Architecture

 

Le soleil frappe ardemment sur les reliefs d’Oletta. Le terrain rocailleux crisse sous les pas et ce son nous rappelle que l’univers est aride et sec. Le maquis, rasant, semble s’être incliné sous les rayons, cherchant au contact de la terre un peu de fraicheur.

Le projet, influencé par la nature environnante, a lui aussi pris la direction du sol.

Prêt à tout pour se protéger du soleil, il a choisi de venir se blottir au creux du terrain calcaire.

Cette roche tendre, offre l’opportunité de s’y creuser un abri et la matière extraite, d’assembler des remparts.

Le projet se love le long des courbes de terrain et se déploie par l’intermédiaire d’un double mur habité.

Le vitrage, cette peau trop vulnérable aux assauts du soleil, est mise en retrait, repoussée au second plan et bannie de l’expressivité architecturale de la maison, laissant la primauté à la pierre.

L’enveloppe épaisse répond aux contraintes des lieux, et mène à un effacement, à une simplification du langage architectural en façade.

Il en résulte une masse rocheuse donnant l’impression d’avoir été sculptée de l’intérieur.

Entre le mur de pierre et la paroi de verre, une coursive se déploie permettant de déambuler le long la maison depuis l’extérieur. Cet entre-deux est conçu comme un espace de vie ou les épais appuis des ouvertures offrent le confort d’une assise à l’ombre. La coursive longe la totalité de la maison et se transforme en loggia lorsqu’elle fait face à la piscine.

Une annexe répond de par sa masse blanche immaculée à la minéralité de la première. Entre les deux, un vide marque l’entrée.

La primauté est donnée à la pierre comme l’expression de l’appartenance à ce lieu. Sa matérialité et sa couleur répondent naturellement à la violence de la lumière du soleil et à sa chaleur écrasante. Les linteaux de béton blanc participent au tableau. Aucun autre élément ou matériau ne vient contrarier ce geste défensif.

L’architecture de ce projet est réduite à l’essentiel, elle est une réponse instinctive à un contexte « hostile ».  La recherche architecturale s’est concentrée à préserver ce besoin primitif de se protéger des éléments et plus particulièrement du soleil tout en conduisant à un entre-deux, brouillant les limites physiques de la villa : les limites intérieures et extérieures.

© Buzzo Spinelli Architecture